
"Je m’assis dans un coin, dans la lumière de l’après qui filtrait par-dessus mon épaule, et je me mis à noircir mon cahier. Le garçon m’apporta un café crème et j’en bus la moitié quand il fut un peu refroidi et laissai l’autre moitié dans la tasse pendant que j’écrivais. Puis je cessai d’écrire ; mais je me refusais à abandonner le fleuve où je pouvais voir nager une truite dans un trou, tandis que la surface de l’eau se gonflait doucement sous la poussée du courant contre les pilotis du pont." « Paris : la ville la mieux faite pour permettre à un écrivain d’écrire. »Paris est une fête. Ernest Hemingway
Cent soixante ans et de plus en plus jeune... La Closerie des Lilas a retrouvé ses heures les plus riches, lorsque Rimbaud, Cézanne, Apollinaire, Gauguin, Picasso, André Breton s'asseyaient sur les banquettes rouge du bar. Ernest Hemingway ne s'était pas trompé ! A La Closerie, Paris est toujours une fête ! Les clients n'ont pas changé. Passer boire un verre face au barman attentif versant le champagne en magnum, dans ce lieu mythique est un sacré dépaysement. La Closerie est comme une île au bout du boulevard Saint-Michel. véritable mémoire culturelle. Un lieu où le métissage parisien n'a pas changé, amoureux, excentriques, prolétaires, et des noms qui se bousculent dans le Who's Who et le Bottin mondain. La fête est tranquille et on se sent bien dans le bruit et la bousculade. Avocats, hommes de lettres, peintres, politiciens respirent la fameuse atmosphère. Les intellectuels étrangers sont là, venus s'emplir la tête et les poumons de ce qui fut le Paris de l'intelligence... l'endroit est absolument magnifique! Absolument magique! absolument fait pour moi!
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